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Team building original : la bonne activité selon le groupe

Dans cet article
  1. Ce qu’une journée d’équipe peut produire, et ce qu’elle ne répare pas
  2. Quelle famille d’activité pour quel groupe ?
  3. Les erreurs d’organisation qui gâchent la journée
Team building original : la bonne activité selon le groupe
Photo RDNE Stock project / Pexels

Une journée de team building original vaut ce qu’elle fait faire au groupe, pas ce qu’elle a d’inhabituel. Un jeu spectaculaire qui laisse chacun seul dans son coin ne construit rien ; un exercice simple qui oblige à se répartir les rôles et à décider ensemble peut changer la façon dont une équipe travaille les semaines suivantes. Le bon critère de choix n’est donc pas « est-ce original ? » mais « qu’est-ce que cette activité oblige le groupe à faire, ensemble, pendant ces quelques heures ? ». C’est cette question qui doit guider votre choix, avant celle du décor ou de la mise en scène.

Ce qu’une journée d’équipe peut produire, et ce qu’elle ne répare pas

Team building original : la bonne activité selon le groupe

Une bonne journée peut faire trois choses concrètes. Elle peut mettre des collègues en situation de dépendre les uns des autres pour réussir une tâche, ce qui révèle des façons de communiquer qu’un bureau n’expose jamais. Elle peut aussi donner à des personnes qui ne se croisent qu’en réunion l’occasion de se parler sans agenda, ce qui facilite ensuite les échanges informels au quotidien. Enfin, elle peut créer un souvenir commun, simple mais réel, qui sert de référence partagée bien après l’événement.

Ce qu’elle ne peut pas faire, en revanche, c’est corriger un problème de fond. Une équipe en conflit ouvert avec son management, une répartition de charge de travail perçue comme injuste, un manque de reconnaissance chronique : rien de tout cela ne se résout en une journée, aussi bien organisée soit-elle. Dans ces cas, l’activité risque même de produire l’effet inverse : elle peut être vécue comme une façon d’acheter la paix sociale à bas coût, ou comme un vernis posé sur un problème que personne ne traite vraiment. Avant de choisir une activité, il vaut donc mieux se demander honnêtement ce qu’on attend d’elle : souder un groupe qui fonctionne déjà correctement, ou faire diversion sur un problème qui, lui, demande un autre traitement.

Quelle famille d’activité pour quel groupe ?

Il n’existe pas d’activité universellement bonne : chaque famille convient à un type de groupe et à un objectif précis, et le mauvais choix se voit vite.

Les activités de résolution collective — un problème à résoudre en petits sous-groupes, une contrainte à contourner ensemble — conviennent bien à une équipe qui doit apprendre à se répartir les rôles sans hiérarchie imposée. Elles fonctionnent mieux avec des groupes restreints, où chacun peut réellement participer, plutôt qu’avec de très grands effectifs où une partie des personnes finit spectatrice.

Les activités manuelles ou créatives, menées en binômes ou en petites équipes, conviennent à des collègues qui se connaissent peu et qui ont besoin d’un prétexte concret pour échanger, sans pression de performance. Elles sont utiles quand l’objectif est de faire connaissance, pas de mesurer qui est le meilleur.

Les formats physiques et sportifs, quand ils sont pensés pour l’équipe et non pour la performance individuelle, peuvent souder un groupe déjà à l’aise ensemble et qui cherche à relâcher la pression. Ils demandent en revanche d’être attentifs aux écarts de condition physique dans le groupe : un format qui exclut de fait une partie des participants produit l’inverse de l’effet recherché.

Les activités en extérieur, sur une journée entière, conviennent à des équipes qui se voient rarement en présentiel — notamment quand une partie travaille à distance — car elles offrent du temps informel, pas seulement un exercice ponctuel. Ce temps long est souvent ce qui manque le plus à ces équipes-là, plus que l’activité elle-même.

Les formats compétitifs entre sous-groupes peuvent dynamiser une équipe qui a besoin d’énergie, mais ils demandent une vigilance particulière sur la composition des équipes : un déséquilibre trop visible, ou une compétition qui ravive une rivalité déjà existante entre deux services, peut abîmer plus qu’elle ne construit.

Dans tous les cas, le critère reste le même : ce que l’activité force le groupe à faire ensemble doit correspondre à ce dont ce groupe a réellement besoin, pas à ce qui semble le plus spectaculaire sur le papier.

Les erreurs d’organisation qui gâchent la journée

La plupart des journées ratées ne le sont pas à cause de l’activité choisie, mais de la façon dont elle a été organisée autour du groupe.

  • Ne pas consulter l’équipe en amont. Imposer une activité sans jamais demander ce que les personnes concernées en pensent envoie un signal contraire à l’objectif affiché : on prétend souder, mais on décide seul.
  • Ignorer les contraintes physiques ou personnelles réelles. Une activité qui exclut de fait une ou plusieurs personnes, sans alternative prévue, crée un sentiment de mise à l’écart plus fort que si aucune journée n’avait été organisée.
  • Ne prévoir aucun temps de retour. Une journée sans moment, même bref, pour dire ce qui a marché ou pas s’efface vite de la mémoire collective. C’est souvent ce temps de retour, plus que l’activité elle-même, qui fait qu’un souvenir devient un point de repère partagé.
  • Mal calibrer l’activité par rapport à la taille du groupe. Un format pensé pour dix personnes, appliqué à quarante, laisse mécaniquement une partie du groupe en retrait.
  • Laisser la hiérarchie occuper toute la place. Si l’encadrement continue à diriger pendant l’activité comme il le fait au bureau, l’exercice ne change rien à la dynamique habituelle : il la reproduit ailleurs.
  • Programmer la journée à un moment de tension forte. Une activité collective imposée juste après une annonce difficile ou en pleine période de surcharge est perçue comme décalée, voire comme une façon d’éviter le sujet qui compte vraiment.

Ces erreurs ont un point commun : elles transforment une intention positive en signal négatif. Le groupe ne retient pas l’originalité de l’activité, il retient la façon dont on l’a traité pendant qu’elle se déroulait.

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