Dans cet article
- Ce que fait Immich, installé sur un VPS à Montréal
- Une image prête à déployer : Docker, Caddy et HTTPS dès le premier démarrage
- Starter, Pro ou Scale : quel plan pour quelle bibliothèque photo
- Tester Immich à l’heure avant de s’engager
- Vos données au Canada, sur le réseau propre de FFxF
- Vous administrez Immich : mises à jour et copie de vos photos hors plateforme
- Questions fréquentes
Vous avez des milliers de photos dans votre téléphone. Reste à décider sur quel serveur elles doivent vivre. Remplacer Google Photos par Immich, installé sur une machine louée à Montréal chez l’hébergeur québécois FFxF, vous laisse choisir cet endroit. Immich sur un VPS, c’est une application photo complète, avec la recherche, la reconnaissance des visages et l’envoi des photos depuis le téléphone, sur un serveur dont vous tenez les clés. FFxF fournit une image prête à déployer et trois plans, à choisir selon le poids de votre bibliothèque.
Ce que fait Immich, installé sur un VPS à Montréal
Immich est un logiciel libre de gestion de photos et de vidéos. Le code est publié sur GitHub sous licence AGPL-3.0. Une fois installé, il fait ce que vous attendez d’une photothèque moderne : il reçoit les clichés envoyés par l’application du téléphone, les range, les indexe et vous laisse les retrouver par une recherche ou par les visages.
Il tourne en plusieurs morceaux. FFxF les nomme précisément : le serveur Immich, le service de machine learning, une base PostgreSQL et Valkey. Le machine learning, c’est la partie qui reconnaît un visage ou retrouve « plage » dans dix mille images. Les trois autres stockent, servent et accélèrent.
Pour moi, une bonne solution photo se reconnaît à une chose : on sait dire, sans hésiter, où se trouvent les fichiers. Ici, la réponse est simple. Sur le disque de votre machine virtuelle, à Montréal. Pour un parent qui garde vingt ans de photos de famille, c’est une réponse qui compte.
Une image prête à déployer : Docker, Caddy et HTTPS dès le premier démarrage
La partie la plus technique est déjà faite. L’image Immich de FFxF repose sur Ubuntu 24.04 avec Docker. Au premier démarrage, elle lance Immich, le machine learning, PostgreSQL et Valkey derrière Caddy, qui gère le HTTPS. Votre photothèque est donc accessible en connexion chiffrée dès les premières minutes, sans certificat à configurer à la main.
Le mot de passe de la base de données est généré pendant ce premier démarrage. Il est rangé dans le fichier /opt/immich/.env, lisible par root uniquement.
Un conseil pratique : créez votre compte juste après le déploiement. Le premier compte créé devient administrateur. C’est lui qui invitera ensuite le conjoint, les grands-parents ou les enfants, chacun avec son propre accès.

Starter, Pro ou Scale : quel plan pour quelle bibliothèque photo
FFxF propose l’image Immich à partir du plan Starter. Le plus petit plan, Nano (2 Go de mémoire), n’est pas fait pour ce logiciel, et la console ne propose d’ailleurs pas l’image dessus. Il reste trois plans. Chacun indique l’espace disponible pour les photos, ce qui rend le choix assez simple.
Immich chez FFxF : quel plan selon la taille de votre bibliothèque
Starter · 16 CAD/mois
2 vCPU · 4 Go RAM · 40 Go SSD
Environ 25 Go pour les photos
Petite bibliothèque, machine learning désactivé
Pro · 30 CAD/mois
4 vCPU · 8 Go RAM · 80 Go SSD
Environ 60 Go pour les photos
Configuration recommandée par Immich
Scale · 56 CAD/mois
8 vCPU · 16 Go RAM · 160 Go SSD
Environ 130 Go pour les photos
Bibliothèque familiale, indexation plus rapide
Image Immich proposée à partir de Starter (pas sur Nano). Chaque machine inclut 1 To de trafic Internet par mois, puis 2 CAD par To au-delà, sans coupure. Prix en dollars canadiens, à l’heure ou au mois. Source : FFxF, pages lues le 4 novembre 2026.
Le plan Pro correspond exactement à ce que recommande la documentation officielle d’Immich, consultée le 4 novembre 2026 : 4 cœurs et 8 Go de mémoire. Sur ce plan, la reconnaissance des visages et la recherche tournent dans les conditions prévues par les développeurs. Pour une première photothèque complète, c’est le plan que je prendrais.
Le Starter, à 16 CAD par mois, est fait pour une petite bibliothèque d’environ 25 Go, rangée et consultée sans machine learning. Le Scale double tout par rapport au Pro et monte à environ 130 Go de photos. C’est le plan d’une famille qui centralise les téléphones de tout le monde, et la première indexation y va plus vite.
Comment choisir ? Regardez combien de gigaoctets occupent vos photos aujourd’hui, puis prenez le plan dont l’espace photo couvre ce chiffre avec de la marge pour l’année qui vient.
Tester Immich à l’heure avant de s’engager
FFxF facture ses machines à l’heure ou au mois, et pour une première prise en main, l’heure est la bonne formule. L’hébergeur décrit lui-même la démarche : déployer, envoyer quelques centaines de photos depuis votre téléphone, essayer la recherche et la reconnaissance des visages, puis détruire la machine ou la garder.

Ce test répond à une question que je pose à tout outil : que donne-t-il sur mes propres données, et non sur une démonstration ? Quelques centaines de vos photos suffisent pour voir si les visages de vos enfants sont bien regroupés et si une recherche sur « neige » retrouve les vacances de février.
Le site de FFxF offre 5 dollars pour commencer. Un premier abonnement VPS est aussi remboursé si vous le demandez depuis la console dans les 7 jours qui suivent le paiement de sa première facture, une fois par client.
Le saviez-vous ?
Immich est distribué sous licence AGPL-3.0, et son dépôt GitHub affichait plus de 118 200 étoiles le 4 novembre 2026. C’est l’un des projets libres de gestion de photos les plus suivis. Sa documentation recommande 4 cœurs et 8 Go de mémoire, soit précisément le plan Pro de FFxF. Sources : dépôt GitHub immich-app/immich et documentation officielle d’Immich (page des prérequis), consultés le 4 novembre 2026.
Vos données au Canada, sur le réseau propre de FFxF
FFxF héberge ses machines virtuelles à Montréal, sur son propre réseau, identifié sous le numéro AS402554. Les photos restent au Canada. L’hébergeur a d’ailleurs consacré un tutoriel à l’hébergement des données au Canada, qui traite de la Loi 25, de la LPRPDE et du CLOUD Act. Ce sont les textes à connaître si la localisation de vos données vous importe.
Pour une photothèque familiale, le trafic compte aussi. Chaque machine inclut 1 To de trafic Internet par mois. Au-delà, rien n’est coupé ni ralenti : le surplus est facturé 2 CAD par To, au prorata, en fin de mois de trafic. Une soirée où toute la famille regarde les albums de l’été ne vous laissera pas devant un écran bloqué.
Je trouve ce point très clair et rare : on sait qui exploite le réseau, où il se trouve et ce que coûte un To supplémentaire.
Vous administrez Immich : mises à jour et copie de vos photos hors plateforme
FFxF le dit franchement : Immich est gratuit et sort souvent de nouvelles versions, mais c’est un logiciel que vous faites tourner vous-même. Les mises à jour, l’espace disque et les sauvegardes sont entre vos mains. C’est la contrepartie de la maîtrise, et c’est ce qui la rend réelle. Vous êtes l’administrateur, personne d’autre.
Prenez une habitude simple dès le départ : gardez une copie de vos photos hors de la plateforme. FFxF le recommande expressément. Ses sauvegardes se trouvent sur la même infrastructure que votre machine, donc une copie ailleurs, sur un disque à la maison par exemple, complète le dispositif. Le guide de l’hébergeur consacre une partie aux sauvegardes et une autre aux mises à jour. Ce sont les deux pages à garder sous la main.
Laissez aussi du temps à la première indexation. Le machine learning tourne sur le processeur, et l’analyse d’une grosse bibliothèque se fait à son rythme. C’est pour ça que le plan Scale annonce une indexation plus rapide. Une fois ce premier passage terminé, les nouvelles photos s’ajoutent au fil de l’eau.
Avant de déployer, notez deux chiffres : le poids actuel de vos photos et l’emplacement de votre copie hors plateforme. Avec ça, le choix entre Starter, Pro et Scale se fait en une minute.
Questions fréquentes
Quel plan FFxF choisir pour Immich ?
Le plan Pro (4 vCPU, 8 Go, 80 Go, 30 CAD par mois) correspond à la configuration recommandée par Immich et laisse environ 60 Go pour les photos. Le Starter convient à une petite bibliothèque sans machine learning, le Scale à une bibliothèque familiale d’environ 130 Go.
Peut-on installer l’image Immich sur le plan Nano ?
Non. Avec 2 Go de mémoire, le Nano est trop petit et la console ne propose pas l’image Immich dessus. Elle est disponible à partir du plan Starter.
Où sont stockées les photos ?
Sur le disque de votre machine virtuelle, à Montréal, sur le réseau propre de FFxF (AS402554). Les données restent au Canada. Gardez en plus une copie hors de la plateforme.
Comment tester Immich sans s’engager ?
Choisissez la facturation à l’heure, envoyez quelques centaines de photos depuis votre téléphone, essayez la recherche et les visages, puis gardez ou détruisez la machine. Un premier VPS est aussi remboursable une fois par client, sur demande depuis la console dans les 7 jours suivant le paiement de sa première facture.
Sources
FFxF : guide « Immich: replace Google Photos on your own server », pages Tarifs, VPS et Réseaux privés, lues le 4 novembre 2026.
Dépôt GitHub immich-app/immich : licence AGPL-3.0 et nombre d’étoiles, consulté le 4 novembre 2026.
Documentation officielle d’Immich, page des prérequis : 4 cœurs et 8 Go de mémoire recommandés, consultée le 4 novembre 2026.


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