Dans cet article
- Baisse alarmante des formations suivies via le CPF
- Un marché saturé : trop d’offres pour peu de demande
- Le coût des formations : un frein pour les bénéficiaires ?
- Les jeunes en première ligne : qui utilise le CPF ?
- Formations à distance : un choix mitigé
- Les impacts de la régulation sur le CPF
- Les secteurs d’activité les plus touchés
- Ce qu’on ne sait pas encore
- Sources
- À lire aussi
Baisse alarmante des formations suivies via le CPF

En 2023, le nombre de formations suivies dans le cadre du Compte Personnel de Formation (CPF) a chuté de 28 % par rapport à 2022. Ce chiffre, qui représente 1 335 900 formations, soulève des questions sur l’efficacité et l’attractivité du dispositif. Les raisons de cette baisse restent floues, mais on note une tendance inquiétante : moins d’inscriptions pourraient signifier que les bénéficiaires ne trouvent pas de formations adaptées à leurs besoins ou que l’offre ne répond plus à leurs attentes.
Un marché saturé : trop d’offres pour peu de demande
Avec 192 000 offres de formation disponibles sur la plateforme CPF, proposées par 15 000 organismes, on pourrait penser que les opportunités sont nombreuses. Pourtant, cette surabondance d’offres peut également créer de la confusion chez les utilisateurs potentiels. Face à un choix pléthorique, il est possible que les candidats hésitent à s’engager dans une formation, craignant de ne pas faire le bon choix ou de ne pas en tirer le bénéfice escompté. Les conseils en gestion d’entreprise pourraient devenir essentiels pour aider les candidats à naviguer dans cette jungle d’offres.
Le coût des formations : un frein pour les bénéficiaires ?
Le prix moyen des formations financées par le CPF s’élevait à 2 260 € pour une durée moyenne de 113 heures en 2023. Bien que ce coût puisse sembler raisonnable pour certains, il reste un investissement significatif. De plus, la baisse de 10,5 % du prix horaire moyen des formations, qui se fixe à 25,50 €, pourrait indiquer une diminution de la qualité perçue des offres. Les utilisateurs pourraient alors se demander si ces formations valent réellement l’investissement, ce qui pourrait contribuer à la baisse des inscriptions.
Les jeunes en première ligne : qui utilise le CPF ?
En 2023, 57 % des utilisateurs du CPF avaient moins de 40 ans, tandis que seulement 15 % étaient âgés de 50 à 59 ans. Ce constat met en lumière une tendance : les jeunes semblent plus enclins à se former, peut-être en raison d’un besoin accru d’adaptation face aux exigences du marché du travail. Les demandeurs d’emploi, représentant 30 % des utilisateurs, montrent également que le CPF est perçu comme un outil crucial pour améliorer leur employabilité. Les séminaires de formation ciblés pour cette tranche d’âge pourraient se révéler particulièrement efficaces.
Formations à distance : un choix mitigé
La formation à distance a pris de l’ampleur, mais les chiffres révèlent une acceptation variable. En 2023, seulement 29 % des places de première année en formation complètement à distance ont été acceptées, contre 94 % pour les formations partiellement à distance. Cette disparité soulève des questions sur l’attrait des formations à distance, qui pourraient être perçues comme moins engageantes ou efficaces. Les organismes de formation doivent donc s’interroger sur la manière de rendre ces offres plus attractives, notamment en améliorant l’interaction et l’accompagnement des apprenants.
Les impacts de la régulation sur le CPF
La régulation mise en place pour sécuriser le CPF pourrait avoir des effets sur le nombre d’entrées en formation. Les mesures de contrôle et de vérification des organismes de formation peuvent avoir conduit à une réduction des offres jugées non conformes. Bien que cela puisse améliorer la qualité globale des formations, cela pourrait également dissuader certains utilisateurs potentiels, qui pourraient craindre des difficultés d’accès ou des complications administratives. Une communication claire sur ces régulations pourrait aider à rassurer les bénéficiaires.
Les secteurs d’activité les plus touchés
En 2023, le domaine des transports a représenté 34 % des formations suivies via le CPF, soit 451 400 entrées en formation. Ce chiffre indique que certains secteurs sont plus dépendants de ce dispositif que d’autres. Cependant, il serait intéressant d’explorer comment cette dépendance varie selon les branches d’activité et comment cela pourrait influencer l’offre de formation. Les secteurs en forte demande devraient être attentifs à la qualité et à la pertinence des formations proposées pour attirer les bénéficiaires.
Ce qu’on ne sait pas encore
Malgré ces données, plusieurs questions restent en suspens. Nous ignorons les raisons précises de la baisse d’inscriptions, les impacts de la régulation sur l’employabilité des bénéficiaires, ainsi que les différences de taux d’acceptation des formations à distance selon les disciplines. La tendance à la baisse du CPF pourrait-elle s’inverser ? Les organismes de formation sauront-ils s’adapter aux besoins des utilisateurs pour redynamiser le dispositif ? Autant d’interrogations qui méritent d’être explorées.
Sources
- Le compte personnel de formation en 2023
- 192 000 offres de formation recensées en 2023 sur la plateforme CPF
- 1 335 900 formations suivies dans le cadre du CPF en 2023
- 1 160 100 bénéficiaires du compte personnel de formation en 2023


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