Dans cet article
- Avant de commander, faites la liste de ce que le public et les pilotes doivent voir
- Ce que doivent faire l’arche de départ, le pit wall et les barrières
- Bâche, rigide ou gonflable ? La matière se choisit d’après la météo et le montage
- Les quatre lignes qu’un devis de signalétique rallye oublie
- Réutiliser d’une édition à l’autre, ce qui se garde et ce qui se jette
- Questions fréquentes sur la signalétique d’un rallye
Votre association a sa date, le parcours est tracé, et quelqu’un au bureau vient de lancer « il faudrait penser aux banderoles ». C’est maintenant qu’il faut poser la liste à plat, pas trois semaines avant le départ. La signalétique d’un rallye ne sert pas seulement à afficher les partenaires. Elle guide le public, sépare les zones et indique aux pilotes où ils en sont. Pour vous faire une idée d’une gamme complète, la page Équipement PLV et signalétique pour rallyes de Xabaprint réunit pit walls, arches de départ, drapeaux de signalisation et barrières habillées. Ce catalogue ne choisira pas à votre place. Les bons critères, eux, vous aideront à choisir.
Avant de commander, faites la liste de ce que le public et les pilotes doivent voir
Partez du tracé, jamais du catalogue. Prenez le plan de l’épreuve et marquez chaque point où quelqu’un s’arrête ou passe : le parc d’assistance, la ligne de départ, les zones réservées aux spectateurs, l’arrivée, le podium. Pour chacun, une seule question compte. Qui se tient ici, et que doit-il comprendre en deux secondes ?
Trois publics lisent vos panneaux, et ils n’attendent pas la même chose. Le pilote cherche un repère, le commissaire veut une zone bien délimitée, et le spectateur se demande où il a le droit de se mettre. Les partenaires viennent ensuite. L’erreur classique, c’est de commencer par les logos des sponsors, puis de chercher où les caser. On se retrouve avec trois bâches magnifiques au départ et aucun panneau à l’entrée de la zone public.
Pour le calendrier, je vous conseille de figer la liste au moment où vous montez votre dossier en préfecture. Vous aurez alors sous les yeux le plan du parcours et les emplacements prévus pour le public. Autant vous en servir deux fois.
Le saviez-vous ?
Dès qu’une épreuve avec véhicules à moteur donne lieu à un chronométrage ou à un classement sur la voie publique, il faut une autorisation préfectorale (Code du sport, article R331-18). La demande doit arriver au préfet au moins trois mois avant la date prévue. Si le parcours traverse plusieurs départements, le dossier part à chacune des préfectures concernées, et aussi au ministre de l’Intérieur à partir de vingt départements. La demande passe par le formulaire Cerfa 15847.
Sources : Code du sport, art. R331-18 (recueil Sports de nature) et Service-public.fr, consultés le 5 octobre 2026.
Ce que doivent faire l’arche de départ, le pit wall et les barrières
Chaque élément a son rôle. Si vous ne savez pas dire lequel, ne le commandez pas.
L’arche de départ, c’est le point de repère de toute l’épreuve. Les spectateurs s’y retrouvent, les photographes y cadrent les voitures et les partenaires veulent y figurer. La question à poser au fournisseur est très terre à terre : quelle est la hauteur libre sous l’arche, mesurée à l’intérieur ? On vous annonce volontiers la hauteur hors tout. Or ce qui compte, c’est la hauteur sous laquelle passent la voiture de course et le camion d’assistance.

Les drapeaux de signalisation, c’est une autre histoire. Le règlement sportif de l’épreuve fixe leurs couleurs et ce qu’elles veulent dire, pas votre graphiste. Je ne laisserais personne y toucher pour des raisons d’image. Demandez au fournisseur si ses teintes correspondent au règlement, puis montrez un échantillon à votre directeur de course avant de lancer la série.
Les barrières habillées font deux choses à la fois : elles tiennent le public à distance et elles portent les partenaires. Demandez comment se fixe la bâche, avec des sangles, des colliers ou un fourreau, et si ces fixations sont fournies. Le pit wall, lui, concerne surtout les épreuves sur circuit. Il sert de point de repère aux équipes dans la zone des stands. Pour un rallye en spéciales, il n’a parfois aucune utilité.
Du départ à l’arrivée : les éléments de signalétique d’un rallye
1. Arche de départ
Rôle : repère central, photos, partenaires principaux.
À demander : la hauteur libre mesurée à l’intérieur.
2. Drapeaux de signalisation
Rôle : sécurité, consignes aux pilotes.
À demander : les teintes correspondent-elles au règlement ?
3. Barrières habillées
Rôle : séparer le public de la piste, montrer les partenaires.
À demander : quelles fixations, et sont-elles fournies ?
4. Pit wall
Rôle : repère pour les équipes dans la zone des stands, surtout sur circuit.
À demander : votre format d’épreuve en a-t-il vraiment besoin ?
Bâche, rigide ou gonflable ? La matière se choisit d’après la météo et le montage
Trois familles, trois façons de vivre une journée de course.
La bâche est légère, elle se roule et se range dans un coffre de voiture. Son point faible, c’est le vent. Sur un plateau exposé, une bâche pleine tendue entre deux poteaux se comporte comme une voile. Demandez une version micro-perforée et des œillets tous les cinquante centimètres environ. Faites aussi préciser l’écart réel entre deux œillets sur le devis, pas seulement « œillets inclus ».
Le rigide (PVC expansé, panneaux composites) tient mieux, se lit de loin et dure plusieurs saisons. En revanche, c’est lourd et encombrant, et il faut des supports. Je le réserve aux panneaux qui ne bougent pas d’une année sur l’autre : le plan du site, les flèches vers le parking, les consignes au public.
Le gonflable impressionne et se monte vite. Il lui faut cependant une soufflerie, donc de l’électricité, et un lestage solide. Avant de signer, posez une question précise : de quelle source de courant l’arche a-t-elle besoin, et combien de temps tient-elle en cas de coupure ? Un fournisseur qui vous répond par une brochure plutôt que par un chiffre vous a déjà renseigné sur la suite.
Si une bâche habille l’intérieur d’une tente d’accueil ou d’un espace partenaires, demandez le procès-verbal de classement au feu. En France, l’ancien classement M1 correspond à peu près à l’euroclasse B-s1,d0 de la norme EN 13501-1. Le « B » désigne un matériau difficilement combustible, le « s1 » une faible émission de fumée et le « d0 » l’absence de gouttelettes enflammées. Franchement, une mention « ignifugé » sans procès-verbal ne prouve rien.
Les quatre lignes qu’un devis de signalétique rallye oublie
Le tarif ne dit rien tant qu’on ne sait pas ce qu’il couvre vraiment. Sur un devis de PLV pour une épreuve, quatre postes manquent souvent, et ce sont eux qui font gonfler la facture.
D’abord le transport. Livrer à une adresse d’entreprise un mardi n’a rien à voir avec une livraison sur le parking d’une spéciale un samedi à 7 heures. Faites écrire le lieu, le jour et l’heure. Ensuite les fixations : sangles, lests, piquets, colliers. Si le devis ne les mentionne pas, considérez qu’ils ne sont pas inclus.

Troisième ligne, les fichiers. Qui prépare les maquettes à imprimer, vous ou le fournisseur ? En quel format, avec quelle marge de sécurité autour du visuel ? Et surtout, qui valide le BAT, le bon à tirer, et dans quel délai ? Dans une association, le logo du partenaire principal arrive presque toujours la veille de la date limite, dans un format inutilisable. Prévoyez-le dès maintenant.
Dernière ligne, les délais. Demandez une réponse claire à cette question : « Si je valide le BAT tel jour, quand le matériel est-il livré sur le site ? » Puis comptez à rebours. Un fournisseur sérieux vous répond par une date. Un fournisseur flou vous répond « ça dépend ». Ma préférence va toujours au premier, même un peu plus cher, parce que le second vous fera porter le risque d’un retard le jour de la course.
Dernier point, qui vaut pour tous les devis : demandez qui suivra votre commande, nommément. Une adresse de contact générique ne vous aidera pas le vendredi soir quand il manque une arche.
Réutiliser d’une édition à l’autre, ce qui se garde et ce qui se jette
Une association n’a pas le budget pour tout racheter chaque année. Le principe est simple : séparez ce qui est permanent de ce qui change. Le nom de l’épreuve, les flèches et les consignes au public restent d’une édition à l’autre. L’année, la date et les partenaires changent.
Ne mettez donc jamais la date sur l’arche ou sur les barrières. Gardez-la pour des éléments bon marché, faciles à remplacer : une bande scratchée, un petit panneau rigide, une affiche. Même logique pour les sponsors. Des panneaux interchangeables vous évitent de jeter une bâche de dix mètres parce qu’un partenaire n’a pas renouvelé.
Pensez aussi au stockage. Une bâche se range sèche et roulée, jamais pliée humide au fond d’un garage. Désignez une personne responsable du matériel entre deux éditions et notez où tout est rangé. Sans quoi, l’année suivante, l’arche existe encore mais personne ne sait où elle est.
Avant de signer, vérifiez une dernière chose : le devis doit indiquer, ligne par ligne, le lieu et l’heure de livraison, les fixations fournies, qui prépare les fichiers et le nom de votre interlocuteur. Si une de ces lignes manque, posez la question par téléphone. La réponse vous en apprendra plus que le catalogue.
Questions fréquentes sur la signalétique d’un rallye
Faut-il une autorisation pour organiser un rallye sur route ouverte ?
Oui, dès qu’il y a un chronométrage, un classement, ou que l’épreuve ne respecte pas le Code de la route. L’autorisation est délivrée par le préfet (Code du sport, art. R331-18). La demande, faite avec le Cerfa 15847, doit arriver au moins trois mois avant l’épreuve.
Quelle bâche choisir pour un site exposé au vent ?
Une bâche micro-perforée, avec des œillets rapprochés et des fixations prévues au devis. Une bâche pleine tendue en plein vent tire sur ses supports comme une voile.
Combien de temps à l’avance commander la PLV d’un rallye ?
Comptez à rebours à partir de la date de livraison sur le site, confirmée par écrit par le fournisseur. Ajoutez le temps de validation du BAT par votre bureau et par vos partenaires. Le plus simple est d’arrêter la liste en même temps que le dossier préfectoral.
Que signifie le classement B-s1,d0 sur une bâche ?
C’est une euroclasse de réaction au feu (norme EN 13501-1). Elle désigne un matériau difficilement combustible, qui dégage peu de fumée et ne produit pas de gouttelettes enflammées. Elle correspond à peu près à l’ancien classement français M1. Demandez le procès-verbal qui le prouve.
Sources
Code du sport, articles R331-18 à R331-21, concentrations et manifestations avec véhicules terrestres à moteur (recueil Sports de nature, ministère des Sports), consulté le 5 octobre 2026.
Service-public.fr, « Demande d’autorisation d’une manifestation sportive motorisée chronométrée sur la voie publique », consulté le 5 octobre 2026.
Alphatex, « Normes Euroclasses B-s1,d0 : qu’est-ce que cela signifie », consulté le 5 octobre 2026.
Xabaprint, page « Sports mécaniques — PLV, signalétique et habillages », lue le 5 octobre 2026.
Photos : TheGraphicMan / Pixabay ; Up-Free / Pixabay.


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